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Textes & Crédits d’origine : ( Stern.de )
Geld ist mir nicht mehr wichtig

Will Wright est en train de ramasser les débris spatiaux et bricole avec son robot en même temps.

 

WW est un visionnaire. Les jeux sur ordinateur comme son « Sim City » ou « Les Sims » ont révolutionné l’industrie du jeu vidéo. Stern.de a rencontré ce développeur, et parlé avec lui de son jeu nouvelle génération « Spore », des robots et à propos de ses points de vues sur le monde des jeux vidéos.

Stern.de : Mr.Wright, comment décriveriez-vous votre nouveau jeu de simulation Spore en seulement quelques phrases ?

Will Wright : Spore est une simulation de la vie. Le joueur développe une créature, au début un simple et modeste microbe, et peut aller quand il veut dans la « chambre de développement ». Membres, tête, nez, yeux ou vêtements – Le joueur créer un personnage unique. Sa créature cherchera alors une maison sur sa planète. Pendant qu’on y parle, ce qui est intéressant dans Spore, c’est que ces lieux virtuels pour se reposer ont été créé un peu plus tôt par d’autres joueurs. Ce jeu est massivement simple joueur en ligne. Quand le jeu n’est pas connecté à Internet, tout est simulé par l’ordinateur. La végétation, les créatures, les technologies. Notre joueur créer un univers entier. C’est le décor pour Spore.

Stern.de : Donc, est-ce-que le but principal sera de créer un monde complet avec une flore et une faune individuelle ?

W.W. : Oui, un peu. Les Sims nous ont montré comment les joueurs s’amusaient à faire leur propre création pour leur propre jeu. On a gardé cela dans la tête pendant le développement de Spore. Le joueur détient les droits de ses créatures et de ses objets, mais il peut les échanger avec d’autres joueurs. Dès que vous êtes online, toutes les choses créés par d’autres joueurs vous sont montrées.

Stern.de : Le joueur fait sa première créature, ses paysages et ses objets. Ça voudrait dire que vos programmeurs sont presque toujours en train de bosser, non ?

W.W. : Hé bien, Spore implique beaucoup de travail, mais en principe, vous avez raison. Jusqu’à quelques temps, tous les détails qui devaient être incorporés au jeu était programmés par des développeurs. Nous avons créé un éditeur très performant qui insuffle la vie dans les créations des joueurs. Cela permet de construire un modèle autour de la vision du joueur, de l’animer, et d’ajouter des textures dessus, comme la peau de la créature. Ce sont tous les détails que nous avons ajoutés dans cet éditeur de créature. Et c’était vraiment un travail très dur. Je pense que c’est une très grande avancée pour le futur du jeu.

Stern.de : Comment ?

W.W. : Ce que les joueurs veulent déterminera le futur du jeu. L’ordinateur cherchera ce que les joueurs aiment, et créera une réplique digitale du monde dont le joueur à besoin.

Stern.de : Toutes les séries que vous avez faites ont des suites ou des packs d’extensions. Est-ce-que ce modèle de marketing pour vos jeux est toujours d’actualité ?

W.W. : Hum, je ne sais pas vraiment. Vous pourriez avoir raison

Stern.de : Mais le modèle des kits d’extension n’ont-t-ils pas toujours fait parti de votre modèle de business ? À la fin, ils payent le coût d’un long développement, n’est-ce-pas ?

W.W. : En fait, l’argent n’est plus si important (pour moi). (rires)

Stern.de : Comment faites-vous pour avoir des idées si novatrices ?

W.W. : Je suis très inspirés par les livres.

Stern.de : Peu de développeurs aiment lire des livres. Par ailleurs, comment expliquez-vous la multitude de suite, ou le copiage de concept de jeux réussis ?

W.W. : Oui, c’est assurément une mauvaise tendance. Mais les gens préfèrent être rassurés qu’être créatif. De même, il faudrait travailler dans cette voie là. Mais pour combien de temps ? Si cela continue, il y aura tout simplement trop de jeux sur le marché. Un grand nombre de bons jeux sont coulés à cause de cela.

Stern.de : Quand avez-vous décidé de commencer à développer des jeux ?

W.W. : J’ai fait trois études différentes dans trois universités différentes. Je n’ai pas appris comment programmer là-bas, mais durant mes études sur l’aérospatial, je fût capable de renifler autour de moi le monde des bits et des bytes. C’est à ce moment que je devint passioné. J’ai arrêté mes études et appris comment programmer par moi-même.

Stern.de : Donc vous n’avez pas de diplôme ?

W.W. : Non, je n’en ai jamais obtenu. Par contre, j’ai beaucoup appris pendant que j’y était (à l’université). Il n’y a pas que ma carrière professionnelle qui est basée sur mes années d’études, mais aussi mes hobbies.

Stern.de : Et quels sont ces hobbies ?

W.W. : Les robots et les vols spatiaux russes.

Stern.de : Que faites-vous de votre temps libre ?

W.W. : J’ai construit et programmé quelques robots. Dont un qui peut même me servir. Un début d’étude de génie mécanique m’a beaucoup aidé. J’ai beaucoup d’amis en métal. Je pourrais bien ouvrir une exposition bientôt ! (rires)

Pour mon second hobby –l’aérospatial- je suis allé en Russie plusieurs fois dans l’année. J’y ai acheté des pièces d’un vieux coucou spatial. Tout autour de ma maison se trouve des capsules, des lumières et des équipements spatiaux.

Stern.de : Revenons à nos moutons : Est-ce que vous jouez toujours au « Sims » ?

W.W. : Pour être franc, non. J’accompagne mes jeux pendant cinq-six ans. Après les suites et les kits d’extensions faits par mes producteurs, il faut que je trouve un nouveau projet.

Stern.de : Merci !



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