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Entre nos mains (Bit-Tech part.3)

Le dimanche 17 février 2008 par dave8888, Fluor, Soph.


Textes & Crédits : ( Bit-Tech )
Spore : Hands-on Preview part.3 by Joe Martin

L’article complet de Bit-Tech comporte 5 pages.
Ceci est un extrait de l’article page 3, c’est la partie la plus intéressante, sur la phase créature.

Cher Éditeur
Il y a beaucoup de choses à aimer dans Spore et on n’en connaît pas la moitié du quart. Mais ce qui intéresse le plus les gens, ce sont les différents éditeurs. Avec la démonstration hilarante de Robin Williams, il est facile de comprendre pourquoi les éditeurs semblent exciter les gens à ce point.

Cependant, les éditeurs ne sont pas aussi simples qu’ils en ont l’air. Il ne s’agit pas simplement de dessiner une grosse patate, de lui coller des bras par-ci par-là et de commencer la partie. Les joueurs seront limités dans le degré de détail qu’ils pourront atteindre, et ajouter de nouveaux membres coûtera des points ADN (oui, moi aussi ça m’a surpris que ça ne s’appelle pas des points Spore).

Le fait qu’il faille gagner et dépenser des points ADN sera considéré comme pénible et handicapant par certains, en particulier ceux qui veulent seulement créer des extraterrestres délirants et en rester là. En vérité, le système de points est très bien intégré et est une nécessité pour éviter que les créations des joueurs ne déséquilibrent le jeu. Les points ADN ne sont pas très difficiles à obtenir : on les gagne en attaquant d’autres créatures ou en découvrant des fossiles. Dans tous les cas, on n’ajoute pas juste des petits morceaux à sa créature, mais de nouveaux appendices tout entiers, ou encore un nouveau type de bouche.

Indépendamment du système de points ADN, l’éditeur de créatures peut être considéré à l’heure actuelle comme un franc succès pour Maxis et EA. Le système de création est simple et facile à utiliser : des tableaux et du glisser-déposer. Et pourtant, il est très sophistiqué et donne au joueur une liberté de création fabuleuse.

Créer un extraterrestre est facile. Quand on lance l’éditeur, on se retrouve fasse à une simple boule traversée par une colonne vertébrale. On clique sur les os et les différentes régions du corps et on les étire pour leur donner la forme qu’on veut. On peut ensuite ajouter des membres et faire la même chose avec.

A ma première partie, je me suis dépêché de commencer à jouer, impatient d’en voir autant que possible du jeu. Si vous le souhaitez, le jeu vous permet de sauter certaines phases, mais cela signifie aussi que l’on passe à côté de tous les accomplissements et les récompenses. En réalité, cela ne pose pas de problème : comme nous l’a fait remarquer l’un des producteurs, les joueurs occasionnels qui aiment une phase spécifique du jeu veulent y jouer et ne s’intéressent pas aux accomplissements. En revanche, les joueurs passionnés s’y intéresseront beaucoup et voudront aborder le jeu comme un tout.

Ma première créature était une vraie monstruosité. Une fois passé le stade cellulaire elle était très laide, mais je l’aimais bien quand même. Elle ressemblait à un lévrier avec des pattes arrière très courtes, un gros ventre et une cage thoracique volumineuse. Je lui ai ajouté des pinces pour qu’elle ait des attaques un peu plus agressives, je lui ai mis des piquants sur les pattes arrières, des griffes de Vélociraptor et une énorme queue qui se terminait par une lame osseuse recourbée.

Il est possible de jouer de manière complètement pacifique.
A la fin, il me restait quelques points, j’ai donc ajouté des ailes rudimentaires sur son dos, je les ai coloriées en vert en l’honneur de Mankini Man et le tour était joué. J’ai baptisé la planète Cardland, par pur manque d’imagination, et j’ai appelé ma créature « Cardigan ». Elle est sortie de son œuf et s’est aussitôt fait dévorer par quelque chose appelé « Valeroid ». J’ai juré, j’ai tapé du poing et j’ai crié : une heure de travail acharné perdue en quelques instants. Des souvenirs des tornades dans Sim City me sont revenus à l’esprit, et j’ai commence à souhaiter que Will Wright n’ait jamais vu le jour.

Heureusement, la partie était loin d’être terminée, et je suis rapidement revenu à la vie : un autre Cardigan nichait non loin et j’en ai pris immédiatement le contrôle puis je me suis envolé. L’animation de ma bestiole fraîchement créée était parfaite et Cardigan II, comme je me suis mis à l’appeler, a bientôt été à même de parcourir le vaste monde à la recherche de nourriture.

C’était fascinant et jouissif de voir que la phase créature comportait des aspects élémentaires de RPG. Chaque membre, chaque ajout à la créature lui donne de nouveaux avantages et de nouvelles capacités. Au niveau le plus basique, cela se résume à « J’ai des ailes, je peux voler ». Cependant, si l’on creuse un peu, on s’aperçoit que c’est beaucoup plus élaboré et je me suis par exemple vite rendu compte que, parce que j’avais choisi la bouche de mon espèce pour des raisons esthétiques et non pour son utilité, elle constituait en fin de compte un handicap.

Malgré tous ses piquants, ses pinces et ses lames, Cardigan II était en fait un herbivore à cause de la mâchoire que je lui avais donnée. Évidemment, je ne voulais pas passer toute la partie dans la peau d’un végétarien ! C’est pourquoi j’ai cherché dans l’éditeur une bouche plus intéressante, économisé des points ADN et fait évoluer Cardigan II vers quelque chose de plus … carnivore.



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