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Aperçu de Spore par Gamer

Le mercredi 2 avril 2008 par astropierre, Soph, Trium.


Textes & Crédits d’origine : ( Gamer.tm )
Spore First Look Preview by Keith Andrew

Créer l’évolution.
Dans une industrie souvent chargée par les add-on et les suites, l’ambition devrait être respectée si rien d’autre ne l’est. Le jeu Spore de Will Wright est l’ambition désintéressée personnifiée. Tentant de transformer ce qui était cinq jeux très différents en un seul, il nous sert ce qui pourrait être la franchise PC la plus universelle depuis Les Sims. Il ne faudrait pas non plus oublier que, pensée en développement chez Maxis, Spore sera distribué par la maision d’édition d’EA - le distributeur le plus terni par les affirmations selon lesquelles il ne ferait qu’exploiter des add-on annuels. Pourtant voici qu’ils changent radicalement de politique avec un des projets les plus frais et les mieux conduits depuis des années.

Mais l’ambition n’est pas toujours à la mesure du succès. Le grand point d’interrogation sur Spore est que s’il a l’espoir de tout faire en une fois, le petit dernier de Wright peut en réalité plus diviser - avec les fans de chaque type de jeu particulié se ruant sur chacune des phases du jeu en profondeur - que rassembler. Quoi qu’on en dise, la quantité de temps pur que Spore a passé en développement suggère que Maxis s’est focalisée sur le fait de garder un niveau de qualité élevé et constant.

Tel une franchise à part entière, Spore ne sera pas facile à évaluer, mais Wright n’y est pas allé à reculons pour venir expliquer sur le devant de la scène l’inspiration de chaque phase – si ce n’est pas purement la vie elle-même, sous des formes bizarres. Les joueurs qui veulent aller au bout du jeu jusqu’à l’épuisement complet vont initialement participer à ce qui a été décrit par Wright lui-même comme un “Pac-Man”. En vérité, La phase de “mare” de Spore est influencée par l’objectif conducteur du jeu : survivre. Commençant comme un microbe dans une soupe de vie, les joueurs doivent équilibrer le besoin de se nourrir avec celui d’éviter les microbes plus imposants qui les envisagent pour le dîner. C’est une sorte d’introduction qui marcherait à la perfection comme mini-jeu PC par lui-même, pourtant ici les actions du joueur vont avoir des conséquences sur leur durée de vie toute entière.

Les créatures de Spore - de la naissance jusqu’à la mort - sont merveilleusement non pré-déterminées. La plupart du jeu dans la “phase créature” sera voué à la mise au point de leur nature de toutes sortes de façons. Du nombre de membres qu’elles ont à la position de leurs bouches et autres orifices variés, Spore prend son aspect de simulateur de divinité très au sérieux - et il est certain que les options ne sont pas purement superficielles. Altérer leur forme va directement affecter la façon dont chaque espèce se meut, comment elle mange et peut-être le plus important, ce qu’elle peut manger. Maxis a également promis que quel que soit l’état de votre création, elle devrait s’animer de manière fluide et réaliste.

Bien que comparé à l’évolution elle même, un tel jeu reste bien sûr rudimentaire, d’un point de vue purement ludique, le principe de l’évolution selon Spore donne au joueur exactement le genre de subtil sentiment décalé que les joueurs qui ont déjà passé leurs nuits sur Rollercoaster Tycoon ou qui ont dépensé leurs dollars virtuels à démolir des surfaces à l’abandon dans Sim City, vont apprécier.

C’est de loin le meilleur système de création d’avatars jamais fait. De plus, il étend le concept de prise de décision bien au delà de la simple stratégie.

Maxis a fait en sorte que tous les outils destinés à la création soient utilisables par tous. Vous voulez un cou plus long, par exemple ? Si tout va bien, vous ne devriez avoir qu’à cliquer sur le cou avec la souris et l’étirer à votre gré. Comment cela se fera-t’il lorsque Spore sortira sur consoles (rumeur confirmée pour la DS, pas pour les autres consoles) ? C’est une autre paire de manches. Mais il est très agréable de voir un développeur faire de réels efforts pour faire un jeu destiné au grand public avec un design très « Wii ».

Méfions-nous toutefois de trop désirer la simplicité. Maxis a beaucoup communiqué sur sa volonté de rendre même les phases de jeu les plus compliquées (de la Populous-esque phase tribale jusqu’au remake de Sim City dans la phase de civilisation) utilisables par le plus debutant des joueurs. Mais la combinaison “accessible à tous“ et “rassembler autant de genres différents” désservira-t’elle plus Spore qu’elle ne lui servira à l’usage ? Le studio n’a aucun doute et compte sur le fait que le joueur participera du début à la fin à la création et l’évolution de sa créature, et qu’il l’amènera à explorer ce monde et finalement à le coloniser, rendant toute cette expérience très personnelle.

Oui, une fois que votre race se développera suffisamment, il sera temps pour elle de commencer à fonder une société. Grâce à un contrôle direct sur les individus, le joueur aura alors en main un nouveau RTS à sa disposition qui lui permettra d’installer les bases, former des tribus, et d’une manière plus globale, donner un peu (oserons-nous le dire ainsi) d’humanité à cet amas de morceaux biologiques qui est sorti de la soupe primitive juste 2 phases avant. C’est à ce moment qu’une certaine conscience individuelle émerge dans le groupe, avec différents outils permettant de désigner des vêtements et des chapeaux spécifiques que porteront des individus affectés à des tâches précises. L’évolution, à cette étape, fait une pause. Le jeu se réoriente sur les relations diplomatiques avec les tribus rivales, permettant, soit de se battre, soit d’effectuer un mélange génétique avec elles, différentes tribus qui se regroupent et se déplace ensemble partageant alors certains traits.

Il est, en fait, question ici de préparer votre tribu à ces deux incontournables issues : l’expansion et la guerre. L’intention initiale de Will Wright était, initialement, de donner à Spore le nom de SimEverything (ce qui donne des indices sur la direction que voulait donner W.W. à ce jeu), et c’est, peut-être, la phase de civilisation qui colle le plus à ce concept de ‘franchise’ chère à Maxis. A cette étape, l’espèce que vous avez créée atteint sa maturité anatomique. Cette phase reprend les bases esquissées à la phase précédente et les renforce pour devenir les vrais moteurs du jeu. Toute la carte est alors à la disposition du joueur, qui devra imposer sa race contre les races rivales qui n’auront pas manqué de se développer, elles aussi, de l’autre côté de la planète.

Mais votre influence dans Spore s’étend infiniment plus loin que ca. L’exploration spatiale est le but final de tout le jeu. Will Wright, lui-même, compare cette phase finale à tout ce qu’on peut imaginer entre le jeu de Pandemic ‘Destroy all humans’ et le film 2001 l’odyssée de l’espace. Il y a certainement quelque chose d’un peu pervers à donner aux joueurs tous les outils nécessaires pour créer leur propre race, et ensuite mettre entre leurs mains tout l’arsenal pour les détruire. En effet, tous les mondes de Spore seront peuplés de créatures créées par d’autres joueurs répartis à la surface du globe. Quelqu’un, à l’autre côté de la planète, pourra très bien éradiquer votre race dans sa partie alors que dans la votre, vous serez le souverain de votre royaume. C’est une toute nouvelle façon de voir le jeu, très rafraichissante, privilégiant la créativité plutôt que le violence pure.

Tout tend à faire de ce jeu une véritable légende en puissance, dans tous ses aspects, et une bonne image de l’appétit féroce du développeur vers de nouvelles frontières. Maxis n’espère pas seulement regrouper plusieurs God-Likes avec une touche de RTS, mais ambitionne aussi de rendre chaque élément de cette alchimie accessible à tous. Il sera difficile de passer Spore aux profits et pertes à sa sortie, même s’il échoue à remplir ses propres objectifs, pour la simple raison qu’il va essayer.

L’ambition n’est pas une excuse en cas d’échec, mais si Spore nous propose ne serait-ce que la moitié de ce qu’il nous annonce, les éventuelles petites erreurs de jeunesses de ce jeu seront très faciles à oublier.


Autre Lien : Fil de discussion associé : Preview : premier aperçu de Spore par Gamer (Sujet 5110)


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